• " Cet essai passionnant, remarquablement écrit et foisonnant de références d'auteurs connus et moins connus, ouvre non seulement les portes des rêves qui ont nourri notre imaginaire collectif mais invite aussi à une prise de conscience lucide et citoyenne. " LE MONDE DIPLOMATIQUE
    " Le marché est en passe de réussir là où ont échoué les grands empires et les gran-des religions : fusionner l'ensemble des êtres humains dans une communauté globale " : ce leitmotiv a pendant près d'un quart de siècle nourri les discours des nouvelles élites de l'économie mondialisée. Sans le dire, elles ont habillé leur projet de totalité mercantile d'images puisées dans la longue tradition de l'imaginaire du rassemble-ment du genre humain qui a accompagné l'expansion du capitalisme occidental depuis le XVIe siècle. La crise contemporaine du modèle libre-échangiste d'ordonnancement de la planète repousse les bornes de l'horizon indépassable qu'il fixait à l'humanité et ravive la mémoire des utopies planétaires enfouies. De la " citoyenneté du monde " au gouvernement mondial, de la " République mercantile universelle " de Adam Smith aux multiples versions des " États-Unis du monde " et de l'" Association universelle ", Armand Mattelart analyse les espoirs et les illusions nourris par les rêves d'une unité du monde sous le signe d'une religion, d'un empire, d'un modèle économique ou du droit des peuples à s'émanciper. En mettant aussi au jour les ambiguïtés et les faux-semblants dont ils sont souvent porteurs - y compris dans leurs avatars communicationnels les plus contemporains -, l'auteur propose un tableau sans équivalent de l'imaginaire de notre modernité.

  • Conjuguer théorie et pratique, passé et présent, dimension locale et dimension supranationale, l'histoire inscrite dans la pluralité des cultures, tels sont les point cardinaux de cet intellectuel hors norme, qui revient ici sur son parcours.
    Armand Mattelart a consacré une grande partie de sa vie à penser la mondialisation de la communication et de la culture. Son oeuvre se révèle incontournable, tant elle est originale et multiple - preuve en est la traduction en de nombreuses langues dont elle a fait l'objet. Ce livre d'entretiens retrace la trajectoire de ce chercheur, en la replaçant dans les différents contextes sociaux et géopolitiques qui l'ont façonnée. En même temps que les idées en mouvement, on y découvre l'état des rapports de forces internationaux et la complexité du jeu des acteurs sociopolitiques dans les sociétés au sein desquelles Armand Mattelart a été appelé à vivre et à travailler.Explicitant des aspects relativement peu connus de ses recherches, il montre comment et pourquoi son parcours personnel est partie intégrante d'itinéraires collectifs. Pour lui, le défi qu'affronte tout projet de construction de l'histoire des modes de production et de circulation des dispositifs de communication et d'information est de conjuguer théorie et pratique, passé et présent, dimension lo-cale et dimension supranationale. C'est ce qui fait que cette histoire est inscrite dans la pluralité des cultures. La démarche généalogique qui caractérise si bien les ouvrages de cet intellectuel hétérodoxe est ici mise à contribution pour décrypter l'émergence d'un " regard-monde ".

  • Notre monde d'hypersurveillance n'a plus rien à voir avec Big Brother. Les contrôles désormais sont invisibles et mobiles, de plus en plus tributaires de la participation involontaire des individus. Ce livre vise à cerner l'origine, les contours et la dynamique de cette surveillance post-orwellienne. À partir de la rupture fondamentale introduite au XIX e siècle par le libéralisme et la reconnaissance des droits de l'homme, il retrace l'évolution fluctuante du couple libertés/contrôles.
    La révélation de l'accès aux communications des internautes par l'Agence nationale de sécurité américaine (NSA), en juin 2013, est venue rappeler l'ampleur du fichage et du traçage numériques. Le monde d'hypersurveillance dans lequel nous vivons n'a plus rien à voir avec le Big Brother totalitaire d'Orwell. Loin d'un modèle disciplinaire, les contrôles, exercés par une diversité d'acteurs publics et privés, y sont invisibles et mobiles, de plus en plus tributaires de la participation involontaire des individus et souvent à des fins d'anticipation de leurs comportements. Ce livre vise à cerner l'origine, les contours et la dynamique de cette surveillance postorwellienne. À partir de la rupture fondamentale introduite au XIXe siècle par le libéralisme et les droits de l'homme, il retrace l'évolution fluctuante du couple libertés/contrôles. Au gré des crises économiques, sociales et morales, les progrès politiques et civiques ont été accompagnés par de nouveaux agencements des outils d'observation et de profilage, qui, après avoir visé des catégories particulières (vagabonds, ouvriers, migrants), ont bientôt concerné l'ensemble de la population. À cet égard, l'informatique, malgré la volonté proclamée des États d'en limiter les usages liberticides, opère une véritable révolution du contrôle. Cette mutation, qui se poursuit aujourd'hui avec l'appropriation des technologies numériques par des monopoles privés à l'échelle mondiale, va à contresens du projet de libération annoncé voilà plus de deux siècles.

  • A. Mattelart montre la diversité et la sophistication des stratégies nationales par les agences de publicité internationales. Il s'intéresse à la logique globale de ce secteur en expansion et explique en détail ses évolutions. Il montre enfin comment cette dynamique contamine la presse et les médias - y compris le cinéma, entraînant une mondialisation du contenu rédactionnel et l'adoption d'une langue internationale. (Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 1989.)
    Qui échappe aujourd'hui à l'incessant tourbillon d'annonces, de spots, de clips, de slogans publicitaires ? Partout présentes, les puissantes compagnies internationales de publicité (Dentsu, Saatchi & Saatchi, Young & Rubicam, Mc Cann-Erikson, WPP-J. Walter Thompson, HDM, Publicis...) constituent des réseaux téléscopant la plupart des clivages politiques et économiques et managériaux que l'auteur, spécialiste de la communication, nous révèle au terme d'une sérieuse et passionnante enquête nourrie de très nombreux exemples, pour la plupart inédits en français. Un produit n'est pas utilisé partout de la même façon et ne répond pas à des besoins identiques, les motivations varient. Ainsi, les Danois et les Allemands achètent le dentifrice au fluor pour prévenir la chute des dents ; les Français et les Italiens pour des raisons cosmétiques. Volvo met en France l'accent sur le statut et le loisir, en Suède sur l'économie, la résistance et la sécurité... Armand Mattelart montre ainsi la diversité et la sophistication des stratégies nationales par les agences internationales. Mais il s'intéresse aussi à la logique globale de ce secteur en expansion et explique en détail ses évolutions. Il montre enfin comment cette dynamique contamine la presse - Reader's Digest, Newsweek, Elle, etc. - et en plus généralement les médias - y compris le cinéma -, entraînant une mondialisation du contenu rédactionnel et l'adoption d'une langue internationale. Visitez la planète pub, cet ouvrage vous servira de guide.(Cette édition numérique reprend, à l'identique, l'édition originale de 1989)

  • Du télégraphe au satellite, des grandes agences de presse aux bases de données, l'internationalisation et la multiplication des réseaux et des flux de communication n'ont cessé de déplacer les bornes de la planète. C'est la genèse de cette communication-monde, indissociable de l'économie et de la société-monde que retrace ce livre, resté un ouvrage de référence depuis sa publication en 1992. (Cette édition numérique reprend, à l'identique, la seconde édition de 1999.)
    Du télégraphe au satellite, des grandes agences de presse aux bases de données, l'internationalisation et la multiplication des réseaux et des flux de communication n'ont cessé, au cours des deux derniers siècles, de déplacer les bornes de la planète : un bouleversement sans précédent dans l'histoire de l'humanité. C'est la genèse de cette communication-monde, indissociable de l'économie et de la société-monde qu'Armand Mattelart retrace dans ce livre, resté un ouvrage de référence depuis sa publication en 1992. Il montre ainsi tout ce que les institutions et les pratiques de la communication moderne doivent à la guerre, à ses méthodes de propagande et d'" action psychologique ". Et il s'interroge sur le rôle croissant de la " géofinance " et de la " guerre économique " dans les nouveaux réseaux d'information transfrontières : la communication-monde annonce-t-elle l'avènement d'une " culture mondiale " uniformisatrice, ou est-elle le prélude à une fragmentation culturelle de la planète ? L'autre originalité de ce livre est d'être à la fois une histoire des mots et des choses. Car en même temps que l'histoire des réseaux et des stratégies de leurs acteurs, il propose une histoire des idées, des théories et des doctrines successivement élaborées pour en rendre compte.

  • De l'anthropométrie du XIX e siècle au Patriot Act, ce livre décrit la généalogie du nouveau pouvoir de contrôle mondial. Il montre qu'au nom de la défense de la liberté et des impératifs de sécurité nationale, les États ont permis tous les abus.
    Vidéosurveillance, fichage, empreintes génétiques, écoutes, puces RFID... Dans les régimes démocratiques, les différentes techniques d'intrusion dans la vie quotidienne des individus se multiplient, au nom de la lutte contre les " nouvelles menaces ". La " guerre contre le terrorisme " n'a fait que rendre plus oppressant ce monde qui nous rapproche de celui imaginé par George Orwell dans 1984.Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Comment les sociétés démocratiques ont-elles accepté que leurs droits et liberté soient peu à peu amputés par des dispositifs de surveillance de plus en plus sophistiqués ? De l'anthropométrie du XIXe siècle au Patriot Act, en passant par l'analyse des doctrines militaires et du projet Echelon, Armand Mattelart construit une généalogie de ce nouveau pouvoir de contrôle et étudie sa dynamique de mondialisation. Il montre qu'au nom de la défense de la liberté et des impératifs de sécurité nationale, les États ont construit et imposé une définition de l'ennemi de plus en plus floue, tellement floue qu'elle a permis et permet encore tous les abus. Ce livre invite à une prise de conscience indispensable à l'heure où le seuil de tolérance des sociétés démocratiques à l'égard de la surveillance ne cesse de baisser.

empty