JePublie

  • CAHIER 17:OISEAUX DE MEIS

    CAHIER N

    27.
    L’amour est une fleur de pissenlit…
    28.
    Quand vous êtes prêt à aimer
    et à recevoir l’amour,
    alors vous soufflez sur
    la fleur de pissenlit…
    29.
    Les graines se détachent
    et volent et tombent
    au gré du vent…
    30.
    Si elles tombent sur de la pierre,
    sur un sol non fertile
    alors tant pis !!!
    31.
    Si elles trouvent une terre meuble…
    elles pourront se développer,
    prendre forme, s’épanouir…

  • Procédure de secours

    François Gagol



    11.
    Se libérer
    des préjugés,
    d'une étiquette,
    d'une image
    qui n'est pas forcément
    la réalité
    à tout point de vue.
    12.
    Se libérer
    du poids des ans,
    de la peur
    de prendre de l'âge,
    d'avoir quelques rides.


  • En passant

    François Gagol


    33.
    Si je dois naviguer, qu'est-ce qui est en mon pouvoir ?
    Le choix du pilote ? Les matelots ? Le jour ? Le moment ? Le bateau ?
    Voilà que s'ensuit une dangereuse tempête non
    prévue ; qu'y a-t-il à m'incomber
    désormais ?
    Mon rôle à moi est terminé, c'est l'affaire du pilote.
    Mais c'est aussi le navire qui coule, que puis-je bien faire ?
    Je me borne à faire ce qui est en mon pouvoir : me noyer sans
    éprouver la peur, sans crier, sans accuser Dieu, mais sachant
    que ce qui est né doit aussi périr.

  • Tu iras sur la Terre

    François Gagol


    Tu iras sur la Terre...
    46.
    Où les rêves
    sont souvent usés
    et finissent
    par ne plus avoir
    de saveur.
    47.
    Où les attentes,
    les espoirs non réalisés
    te cisailleront l'énergie.

  • Overdose

    François Gagol



    Je ne suis pas d'un naturel dépressif,
    mais pour le cheminement du texte,
    mes pensées ont quelque peu flirté
    avec des états de manque.










  • Extrait :
    5.
    Je crois en Dieu
    mais je ne crois pas
    complètement aux religions.
    6.
    Je pense qu'il est bon
    de s'intéresser et de connaître
    ce qui intéresse et modifie
    la vie de milliards de gens
    depuis des siècles et des siècles
    à travers le monde
    mais je dis : « attention ! »
    7.
    Les religions enlèvent
    l'autonomie de penser ;
    d'une certaine façon,
    elles vous dictent
    votre façon
    de penser et d'agir.

  • Oh mon bateau

    François Gagol









    Extrait :
    5.
    Au début on y croit dur
    comme fer, c'est parti pour
    une nouvelle façon de vivre.
    6.
    Oui, mais après quelques
    jours souvent la motivation
    baisse quelque peu.
    7.
    Le projet si valorisant
    perd un peu de ses couleurs,
    de sa force, de son
    « panache ».

  • Quand la bête rugit

    François Gagol






    Extrait
    5.
    Nous avons une certaine
    autonomie dans notre vie
    de tous les jours, dans nos
    grandes décisions, nos
    projets, nos choix.
    6.
    Comment sont déterminés
    nos choix ?
    7.
    Parfois on est sûr de soi
    et l'on se trompe quand
    même, contre toutes
    apparences.
    8.
    Se trompe-t-on vraiment ?
    Telle est la véritable
    question : n'aurions nous
    pas recherché
    inconsciemment telle ou
    telle situation ?

  • Jojo la star

    René Son

    15.
    Des Jojo la Star...
    il y en a beaucoup...
    un peu partout...
    16.
    Qu'est-ce qu'un Jojo ?
    17.
    C'est quelqu'un qui a plus ou moins
    un petit don particulier au départ
    et qui le développe
    autant qu'il le peut...
    et qui ne travaille pas spécialement
    ses qualités humaines...
    18.
    Qu'est-ce qu'un José ?
    19.
    Ce serait une personne
    qui a une forte tendance
    à amalgamer don, talent et valeur
    de la personne et qui voudrait
    fortement devenir un Jojo...
    il y en a beaucoup également...

  • Connaissez-vous Dieu ?

    René Son

    6.
    Dieu ne vous obligera pas
    à venir vers lui, mais à sa façon
    et à maintes reprises
    il vous le proposera...
    7.
    Aussi bizarre peut-être
    que cela puisse sembler,
    il aimerait devenir votre ami...

  • Ne dites pas mais dites !

    René Son

    11.
    Ne dites pas
    « je prends de la bière »,
    mais « je fais le plein
    en vitamines du groupe B ».
    12.
    Ne dites pas
    « il y a les enfants à s'occuper »,
    mais « je participe à l'éducation
    de mes chérubins et je partage
    avec eux leur quotidien ».

  • Le lendemain du concert à Londres, je dois passer mon oral de
    bac pour la deuxième fois. J'ai redoublé ma terminale et
    je me retrouve de nouveau à l'oral. Chaud ! J'avais pris mes
    cours de sciences naturelles et de physique-chimie pour réviser
    durant le trajet. Je réussis l'épreuve (ouf ! - que
    serais-je devenu si j'avais raté une deuxième fois le bac
    ?). Je n'ai jamais autant stressé durant l'attente des
    résultats. Avec le temps, j'ai compris que ma mémoire m'a
    posé problème. Réviser pour un contrôle la
    semaine pour une matière ne me procurait pas de soucis, mais
    revoir l'ensemble des cours pour le bac en fin de l'année,
    c'était trop d'un coup. Je n'arrivais pas à retenir, sauf
    les maths, car à mes yeux, il n'y a rien à apprendre dans
    cette matière. Par la suite, en DUT, le contrôle continu
    était parfait pour moi car j'apprenais la semaine pour le
    contrôle le lundi.
    Une fois le bac en poche, je rentre en DUT Génie Civil. En fin
    de deuxième saison en équipe senior, des crampes
    musculaires et des contractures violentes apparaissent. Le lendemain
    des matches, il m'arrive de ressentir une petite douleur au niveau de
    la cuisse gauche.

  • 27.
    L’amour est une fleur de pissenlit…
    28.
    Quand vous êtes prêt à aimer
    et à recevoir l’amour,
    alors vous soufflez sur
    la fleur de pissenlit…
    29.
    Les graines se détachent
    et volent et tombent
    au gré du vent…
    30.
    Si elles tombent sur de la pierre,
    sur un sol non fertile
    alors tant pis !!!
    31.
    Si elles trouvent une terre meuble…
    elles pourront se développer,
    prendre forme, s’épanouir…

  • Extrait

    Elisabeth ouvrit péniblement les paupières. Elle dut patienter quelques minutes avant de pouvoir garder les yeux ouverts. Sa tête lui tournait et elle se sentait désorientée. Elle avait perdu toute notion du temps et ne savait plus quel jour il était. Elle tenta de se rappeler son identité, mais aucun nom ne lui vint à l'esprit. La jeune femme ne savait pas où elle se trouvait, elle était dans une chambre faiblement éclairée. Elle scruta le décor autour d'elle et découvrit une pièce luxueusement meublée. De lourdes tentures en velours brodé étaient accrochées aux fenêtres et occultaient la lumière du jour. Un papier peint à fleurs bleues recouvrait les murs. Elisabeth était allongée dans un grand lit, un édredon en soie la recouvrait. Elle tenta de bouger ses membres, mais elle s'arrêta immédiatement à cause d'une douleur intense qu'elle ressentit. « Je dois avoir des côtes cassées », pensa-t-elle. Elle sentit un pansement qui recouvrait son front, elle supposa qu'elle avait eu un accident et que des gens bienveillants l'avaient recueillie. La jeune femme ne reconnaissait rien autour d'elle, elle n'avait sans doute jamais mis les pieds dans cette maison, car aucun objet ne lui était familier. Elisabeth commençait à se demander où elle se trouvait et qui habitait cette belle demeure.  
    Soudain, des voix se firent entendre dans la pièce adjacente et quelqu'un ouvrit doucement la porte de sa chambre. Une femme d'une cinquantaine d'années entra et lui adressa un sourire discret.
    - Elle est réveillée ! dit-elle.
    La femme s'avança dans la pièce, elle était suivie par deux hommes. Le premier, qui était âgé, était manifestement médecin. L'autre homme était plus jeune, il était séduisant et regardait Elisabeth avec intérêt. La jeune femme ne reconnaissait aucune de ces trois personnes et pensa que ces inconnus l'avaient recueillie avec bienveillance. Sans nul doute allaient-ils la renseigner sur son identité et la ramener auprès de ses proches.
    - Comment vous sentez-vous ? lui demanda le médecin. Je suis le docteur Smith, nous nous étions rencontrés l'été dernier lors de la réception chez Lord Grantham.
    Elisabeth restait muette, elle ne savait pas quoi répondre. Elle ne reconnaissait aucune de ces personnes et elle avait peur qu'on se méprenne sur son identité. Comme elle ne disait rien, les trois inconnus se regardaient mutuellement. Elle inspira une bouffée d'air avant de dire la phrase qui lui brûlait les lèvres.
    - Pardonnez-moi, mais je ne vous reconnais pas.
    Elle put lire tout de suite la déception sur le visage du médecin, tandis qu'une lueur de détresse furtive s'afficha sur le visage du jeune homme.
    - Savez-vous qui vous êtes ? lui demanda le docteur Smith.
    - Non, avoua-t-elle à contrecoeur.
    - Vous êtes Lady Elisabeth, vous habitez ici, au domaine de Newcastle, et vous êtes fiancée au duc d'Exeter qui est avec moi.
    Elisabeth tourna la tête vers le duc, qu'elle trouvait réellement très beau. Il lui adressait un sourire d'encouragement. À regret, elle ferma les yeux.

  • Extrait

    Victoire Phillips contemplait les lourdes gouttes de pluie qui s'abattaient sur la vitre. Le carrosse dans lequel elle se trouvait n'était plus qu'à une dizaine de kilomètres de Londres. La jeune fille, qui venait de fêter ses dix-huit ans, était orpheline depuis que ses parents avaient trouvé la mort dans un accident de train. Depuis ce drame, trois années s'étaient écoulées. Pour surmonter sa peine, Victoire avait trouvé refuge dans le petit établissement où elle avait fait la majeure partie de ses études. La directrice, Madame Smith, une grande amie de ses parents, avait été un soutien précieux pour sa protégée. Victoire appartenait à l'aristocratie anglaise. Sa défunte mère, Béatrice, avait des liens de parenté très proches avec la reine Victoria. Le jour de la naissance de sa fille, Béatrice avait choisi de lui donner ce prénom pour rendre hommage à l'actuelle souveraine du royaume.
    Ce matin-là, Victoire avait dû quitter l'établissement qui l'avait vue grandir, ainsi que ses professeurs et ses amies, pour rejoindre la seule famille qu'elle avait encore au monde. A la mort de ses parents, il avait été décidé que la jeune fille achèverait son éducation loin de Londres, avant de rejoindre la capitale à sa majorité, pour habiter chez Lord Hampton, l'oncle de son défunt père, pour y faire son entrée dans le monde et être présentée à la cour. La jeune fille avait toujours su que ce moment, ce passage de l'enfance à l'âge adulte, arriverait un jour. Elle avait toujours évité d'y penser, craignant les incertitudes engendrées.
    Néanmoins, il était agréable pour la jeune fille de retourner dans la capitale anglaise. Du temps où ses parents étaient encore en vie, Victoire allait passer ses vacances dans leur demeure familiale près de Hyde Park. Assise sur la banquette moelleuse, elle laissait ses pensées vagabonder. Elle imaginait à quoi allait ressembler son avenir. Après sa présentation à la reine, il lui faudrait se faire de nouveaux amis et trouver un mari potentiel. A l'idée de se marier un jour, Victoire repensa au modèle que lui avaient fourni ses propres parents. Voir deux êtres si proches et si aimants avait été un bonheur. En son for intérieur, Victoire espérait pouvoir elle aussi atteindre une telle félicitée conjugale. Parmi toutes les jeunes filles de son pensionnat, Victoire était celle qui avait toujours été qualifiée de plus jolie par ses amies. Ses longs cheveux blonds étaient ramenés en un lourd chignon, ses yeux verts en amande parsemés d'or la faisaient ressembler à un ange.
    Le soir tombait à présent. Le carrosse s'engagea dans les rues pavées de Londres. Victoire se pencha pour admirer avec joie les rues dans lesquelles elle avait l'habitude de se promener quand elle était enfant. Lord Hampton avait déménagé quelques semaines auparavant et Victoire n'avait jamais eu l'occasion de visiter son nouveau logis. Dans sa dernière lettre, il lui avait dit qu'il habitait une maison de ville fort coquette. Avant de commencer son voyage, la jeune fille avait donné l'adresse au cocher. Pendant toute la durée du voyage, elle avait pu se reposer et profiter du confort de la large banquette en cuir.
    Le carrosse ralentit doucement, indiquant à son unique passagère que le voyage arrivait bientôt à sa fin. Quelques instants plus tard, le cocher immobilisa son véhicule le long d'une charmante maison. Victoire, bien que fatiguée par les longues heures de route, se redressa pour admirer sa nouvelle maison. Dans ce quartier huppé de la capitale anglaise, le clair de lune projetait une douce lumière sur la façade immaculée de la demeure. Des grilles en fer forgé entouraient le jardin de la propriété. Victoire fut ravie de constater que la maison de Lord Hampton possédait un parc privé. Ayant vécu à la campagne la majeure partie de sa vie, la jeune fille avait du mal à vivre dans un environnement sans verdure. Comme pour répondre à son souhait, de nombreuses gerbes de géraniums dévalaient sur la façade et formaient une superbe mosaïque colorée. Victoire se fit la réflexion que si l'intérieur de cette demeure était aussi superbe que l'extérieur, elle y vivrait sans doute très heureuse. Quand le cocher l'aida à descendre du carrosse, la porte de la demeure s'ouvrit et un majordome vint à sa rencontre.

  • Elise et le duc

    Zoe Sullivan

    Tout le village de Laiguière est réuni pour l'enterrement du comte de Barray en cette année 1873. On prédit déjà que sa jeune veuve ne gardera pas ce statut très longtemps, tant sa beauté est sans pareil. Même le duc Thomas de Lassaie, le célibataire le plus convoité du petit village, a accouru de Paris pour la cérémonie. Ces deux-là auraient tout pour s'entendre ; ils sont jeunes, beaux et riches.
    Pourtant, Elise de Barray ne semble pas attirée par le jeune homme. Les habitants de Laiguière ne sont pas au courant de leur passé commun. Quels lourds secrets tiennent-ils donc à cacher ?

  • Au début du Moyen Âge, la plus grande partie de l'Europe était partagée entre trois grands royaumes : les Wisigoths occupaient l'Espagne, les Francs, l'Europe occidentale et les Avars, le bassin des Carpates. On peut noter que seul le royaume des Francs resta durable dans l'histoire. Il devint grand et puissant sous Clovis Ier, de la dynastie mérovingienne, qui écrasa l'armée romaine de Gaule en 486, les Alamans en 496, puis chassa les Wisigoths en 507. Il se fit baptiser en 498, puis fonda l'Église catholique de Gaule. Après sa mort en 511, ses fils continuèrent la conquête de l'Europe occidentale pour agrandir le royaume.
    L'Italie fut occupée par les Ostrogoths durant des dizaines d'années. Ils furent chassés en 553 par Justinien, empereur de l'Empire romain d'Orient (appelé Byzance) qui voulait rétablir le grand Empire romain du passé. Il reprit même le territoire des Vandales en Afrique du Nord en 554.

  • Le vide

    Cyrille De L'Irréel Olou

    Le Vide étant un livre entièrement blanc, vous trouverez ci-dessous un texte rédigé par l´auteur et présentant sa démarche philosophique.


    Le Vide
    (Explication, commentaire et illustration)
    par Olou Cyrille De l´Irréel


    Le vidisme ne serait rien d´autre que cette théorie selon laquelle l´univers matériel, l´univers intelligible, l´univers réel, l´univers irréel, l´homme et toutes les autres choses seraient des vidéïtés. En fait, il n´y aurait que le Vidisme qui ne serait rien d´autre que l´absence d´être et de non-être, d´étant et de non-étant, d´existence et de non-existence, d´existant et de non-existant, du tout et du rien, de scepticisme et d´optimisme et même l´absence de l´absence de tout cela mais l´extrême ou la totale présence du Vide. Autrement dit, le Tout serait l´univers et l´univers serait le Tout. Le Vide ne serait donc pas le rien puisqu´il serait le Tout, et l´univers du Vide extrême ou total ne serait pas vide puisqu´il serait rempli de vides : le Vide ne serait pas vide. Cette thèse, dont l´aboutissement serait attestée par la loi philosophique de l´expulsion rationnelle et expérimentale, demeurerait tout de même méthodique car, l´objectif du vidisme comme théorie de la connaissance, en soutenant et en démontrant rationnellement l´Inexistence (objective et subjective) de l´univers (matériel ou spirituel, réel ou irréel, transcendant ou immanent) et de tout ce qu´il contiendrait, et par là l´Existence de l´univers du Vide extrême et total, serait de rationéliser ou de dédogmatiser totalement la connaissance mais aussi la morale en les fondant sur le Vide. En effet, la science et la morale, en tant que structures du rationnel et non du religieux, n´auraient pas de fondements, comme en auraient le religieux ou le dogmatique. Il faudrait ôter à la science et à la morale, qui seraient toutes deux du domaine du rationnel, tout fondement puisque fonder signifierait dogmatiser et dogmatiser signifierait imposer. Quand on fonderait, on figerait à jamais. Or, cela ne serait pas du rationnel. Mais que serait fonder la connaissance et la morale sur le Vide ?
    Fonder la connaissance sur le Vide serait sortir du vidisme pour lui attribuer un objet et un sujet possibles. Un objet et un sujet possibles, cela signifierait qu´il s´agirait d´un objet et d´un sujet d´une connaissance dont les existences seraient possibilisées, rationélisées. Possible serait ici synonyme de rationnel et en aucun cas de probable. Il serait simplement contraire de dogmatique et nullement de impossible ; il ne serait donc ni sceptique ni cartésien puisque le doute sceptique et le doute cartésien seraient d´un autre ordre qui serait celui du dogmatisme en général...
    Cet objet et ce sujet, en tant que possibles rationnellement, en tant que maçonneries de la nouvelle science (l´Anthrosophie, la Vidilogie ou la Vidisophie ; science de l´homme et de l´univers en tant que Vides et non celle de l´homme et de l´univers en tant que corps ou esprits, matières ou pensées, réalités ou irréalités, transcendances ou immanences, êtres ou non-êtres), seraient des semelles rationnelles de la connaissance car ils ne seraient pas figés, dogmatiques. L´esprit de la connaissance se percevrait et percevrait son objet comme quelque chose de possible rationnellement. D´où la nécessité, pour lui, de se penser et de le penser, de s´exprimer et de s´exprimer conditionnellement, rationnellement. D´où la nécessité du conditionnalisme ou du rationélisme comme nouveau langage scientifique. Employant ce langage, la science se libèrerait de son ancien langage dont l´exercice impliquerait l´usage dogmatique du présent, du passé et du futur. Ce serait le paradigme dogmatique et philosophique du « est », de l´« était », du « sera », de l´« ai », de l´« avait » et de l´« aura » qui aurait été suppléé au paradigme rationnel et anthrosophique du « serait » et de l´« aurait ». Ce conditionnalisme anthrosophique ne serait pas un doute sceptique ou un doute cartésien mais un doute vidiste sans objet et sans sujet. L´anthrosophe ne douterait de rien, mais il douterait tout de même. Il s´agirait d´un doute qui serait immanent au rationnel et donc à la connaissance puisqu´ici, douter serait rationéliser ou rationaliser. En effet, il faudrait impérativement distinguer le langage religieux ou dogmatique et le langage rationnel ou de la connaissance. Une science qui userait du langage religieux pour communiquer ne pourrait pas être rationnelle puisqu´ainsi, elle porterait en elle dogmatisme et, à long terme, fanatisme. Le conditionnel anthrosophique serait le langage de la science rationnelle. Il serait un langage non-dogmatique.
    Ce qu´il y aurait donc de dogmatique dans la connaissance classique serait son objet dogmatique car conçu comme effectif, mais aussi son langage dogmatique car usant des temps dogmatiques de la conjugaison tels le présent, le passé et le futur qui affirmeraient dogmatiquement et non selon la logique d´une prudence scientifique (et non sceptique ou cartésienne).
    S´il faudrait conditionnaliser la connaissance en lui attribuant un objet et un sujet possibles et non effectifs (univers et homme possibles), un fondement rationnel et non religieux (le Vide), il faudrait en faire de même pour la morale qui aurait aussi un objet et un sujet dogmatiques (l´homme effectif ou dogmatique) et un fondement doctrinaire selon les conceptions (la religion, la métaphysique ou encore l´intérêt spirituel). En effet, il serait véritable et très connu qu´un homme moral serait un homme qui n´attendrait aucune récompense matérielle en retour à ses actes, mais il serait aussi véritable, mais pas encore bien connu qu´un homme moral n´attendrait en retour à ses actes aucune récompense spirituelle. Il ne faudrait donc pas postuler ou ne pas postuler l´existence ou l´inexistence de Dieu ou espérer ou ne pas espérer un bonheur ou un malheur afin que la morale puisse se révéler vraiment possible. Car l´intérêt matériel et l´intérêt spirituel seraient du même type puisqu´ils seraient tous deux des intérêts. Il faudrait plutôt postuler l´existence du Vide. Attendre 10 000 euros en retour pour avoir été charitable ne serait guère différent du fait d´espérer un paradis ou un enfer après la mort ou un bien-être ou un mal-être « ici » ou « là-bas ». L´homme véritablement ou rationnellement moral serait celui qui fonderait ses actions envers autrui et envers lui-même sur le Vide. Seul le Vide pourrait rationnellement possibiliser une morale. Ce serait pourquoi, si la morale aurait comme charpente la pratique, celle-ci aurait comme fondement le Vide. Ce serait la raison pour laquelle le Christ n´aurait peut-être pas été moral et n´aurait peut-être aimé aucun homme car, ç´aurait peut-être été en espérant siéger à la droite du Père qu´il aurait peut-être accepté de mourir sur la croix. Si cette promesse ne lui aurait pas été faite par son père, personne ne saurait aujourd´hui s´il l´aurait fait. Il en serait aussi de même pour ses apôtres tels Marc et Luc et pour ses disciples tels le pape Jean-Paul II et l´abbé Pierre. Mais il serait tout de même évident que la religion en général ne serait pas morale puisqu´elle inviterait les hommes à agir en fonction d´une certaine croyance, d´où jaillirait peut-être une heureuse ou malheureuse vie pour l´esprit plutôt qu´une vidheureuse (la vidheur serait ce bonheur ou ce malheur là qui se fonderait sur le Vide) vie pour lui. De ce fait, la religion serait au plan métaphysique ce que le capitalisme serait au plan matériel. En effet, si le matérialiste agirait en espérant une récompense matérielle, le religieux ou le métaphysicien lui agirait en espérant une récompense métaphysique. Ce serait une raison pour laquelle la prétendue morale religieuse serait égoïste comme les actions des capitalistes et ne pourrait en aucun cas équivaloir le nom de morale. La morale et la religion seraient radicalement opposées.
    Cette morale que le Vide rendrait rationnellement et non dogmatiquement possible aurait comme devise la nécessité libre et non « l´impératif catégorique » puisqu´il faudrait qu´une véritable morale rationnelle puisse toujours impliquer une liberté du sujet moral. Que serait-ce à dire ?
    La nécessité libre serait ce qui ne pourrait ne pas être mais qui pourrait ne pas être. Cela voudrait dire que l´homme serait le garant de la nécessité. Tout ce qui serait nécessaire serait une volonté humaine. Pourquoi ? En effet, si, par exemple, un homme voudrait réussir à son examen, il faudrait qu´il apprenne ses leçons, mais il faudrait aussi que l´attitude des autres permette cela. En d´autres termes, le nécessaire libre serait ce qui ne pourrait ne pas être si l´on agirait d´une certaine manière et qui pourrait ne pas être si l´on agirait d´une certaine autre machination. Le nécessaire libre dépendrait aussi bien de l´individu que de sa société ; aussi bien de la volonté individuelle que de la volonté sociale qui ne serait pas la volonté générale. Cette volonté sociale dont je (vide et non esprit ou corps) parlerais serait une volonté empirique et historique, ce serait à dire une volonté qui serait le produit d´un ensemble d´attitudes implicitement ou explicitement volontaires des hommes, et qui souvent ne concernerait qu´indirectement l´effet qui serait ici le nécessaire. Par exemple, il y aurait quelques années, certaines nations se seraient attribué la bombe nucléaire en l´interdisant à d´autres. Or, elles prôneraient, dans le même temps, la souveraineté des Etats. Aujourd´hui, une conséquence nécessaire se révèlerait, à savoir : certains de ces Etats auxquels on aurait interdit l´arme tenteraient de se révolter ou de se la procurer. Cela serait une nécessité libre de certains hommes puisque ce serait des individus libres et dotés de volonté qui auraient amorcé cette histoire de l´arme nucléaire. Comme on le filmerait ici, la nécessité libre sur laquelle l´homme aurait un pouvoir ne serait pas identifiée au déterminisme sur lequel l´homme n´aurait aucune prise.
    Au demeurant, dans un tel paysage épistémologique, le vidisme serait alors un système-ouvert, une théorie tolérante ou tolériste (le tolérisme serait un rationalisme, un possibilisme ou un conditionnalisme) qui accueillerait en son sein même ce qui l´annihilerait. Ainsi, l´holivide serait ouverture vers le plein, embrasure vers l´ensemble des théories du passé, du présent et du futur, orifice vers sa mort. De ce fait, on pourrait alors être rationaliste, empiriste, idéaliste ou encore réaliste... et être vidiste, mais on ne pourrait l´être en étant dogmatique ou intolérant. Car le rationélisme ou le tolérisme vidiste s´étendrait à l´infini mais s´arrêterait là où le dogmatisme s´incarnerait en connaissance et là où l´intolérance deviendrait une tolérance. Dans cette perspective, le vidisme serait un rationélisme ou un tolérisme alors que le dogmatisme ou l´intolérance serait l´ennemi le plus énergique de l´holivide.

  • Et si ?!

    François Gagol

    14.
    Et si chaque sourire reçu, chaque victoire sur soi-même
    restaient à toujours gravés dans un coin de notre coeur
    15.
    Et si les blessures devaient s'effriter
    et apprendre à devenir poussières...
    16.
    Et si un siècle n'était l'équivalent que de quelques années :
    ...voire moins...dans une autre dimension...

  • à toi

    François Gagol


    24.
    Tu es le souffle apaisant
    d'un ange sur mon être.





  • 14.
    Société,
    tu culpabilises la faiblesse,
    honte à ceux et celles
    qui souffriraient un peu trop.

  • Pour te revoir

    Zoe Sullivan

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  • Pour ton amour

    Zoe Sullivan



    Extrait


    Chapitre 1

    Assise dans le bureau du directeur de la banque, Manon Lescaut examinait pour la centième fois de la matinée sa tenue. La jeune femme avait opté pour un tailleur strict et des escarpins chics. Contrairement à son habitude, elle avait ramené ses longs cheveux blonds en un chignon simple, mais élégant. Elle tentait de camoufler son stress grandissant sous une apparente décontraction. Ce rendez-vous représentait une étape cruciale dans sa vie. Si la banque lui accordait un prêt, la jeune femme pourrait enfin réaliser le rêve qui lui tenait tant à coeur : rouvrir le restaurant de son père. 

    Alors que le directeur de l'agence, Monsieur Dupont, revenait dans la pièce avec leurs cafés, Manon sentit son malaise grandir. Elle avait l'impression qu'elle allait s'évanouir sur place. Elle se saisit de sa tasse, tout en remerciant son interlocuteur. Il lui adressa un sourire chaleureux avant de prendre la parole.  

    - Mademoiselle, comme je vous l'expliquais dans mon dernier mail, mes collègues et moi-même avons été très satisfaits des garanties que vous nous apportez.  

    Manon affichait une moue polie, tout en priant intérieurement. Sa réaction l'étonnait, car, en temps normal, elle était dotée de nerfs d'acier, mais quand votre futur tout entier dépend d'un prêt bancaire, le stress est forcément au rendez-vous. Le banquier ouvrit l'épais dossier qui se trouvait devant lui.  

    - Vous possédez une petite maison de campagne qui peut être vendue pour rembourser le prêt si cela est nécessaire, et votre associée s'est aussi engagée personnellement.  

    Monsieur Dupont fixa la jeune femme avant de prononcer enfin son verdict. 

    - Comme je vous l'ai déjà dit, mes collègues ont été satisfaits de toutes vos garanties et nous sommes prêts à vous accorder ce prêt. 



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