Sous la Cape

  • Nuit

    Anonyme

    Les Anonymes contemporains. A ne pas mettre entre toutes les mains: pour lecteur averti.
    La porte entrouverte sur l´intimité... Une invite à partager, pour une nuit et une seule, les désordres amoureux.
    Extrait - Son nom est Nuit. Ce soir, sa porte s

  • Plus de 18 ans.
    Les aventures d'une jeune Française dans un bordel madrilène, dans les années 70.
    Retrouvé dans une cave lors d'un déménagement, ce récit dactylographié raconte à la première personne une expérience de prostitution, à Madrid, dans les années 70. La jeune femme mêle souvenirs crus et réflexions sociologiques. Un chef-d'oeuvre littéraire inconnu.

  • Zeb

    Pierre Charmoz

    Humour décalé...
    Zeb, une jeune fille naïve, croit s'être inscrite à un stage d'écriture en pleine montagne. Grave erreur!
    Extrait Zeb patinait dans la neige depuis bientôt deux heures.
    - On se gèle le cul, marmonna-t-elle.
    Pour elle seule, évidemment. Qui viendrait se perdre sur cette route de montagne en plein hiver. Il fallait être super-zebête pour accepter un plan aussi foireux : un stage d´écriture-ski de rando en pleine nature, les neurones gonflés à l´ozone et le clavier au bout des bâtons, comme disait la pub parue dans Marie-Cairn.
    Et bien sûr, la panne, comme dans les pires romans d´horreur - les frilleurs comme ils disent en Amérique. Il manquait plus que de voir débouler un loup déjanté, la tronçonneuse et les babines en avant. Elle avait essayé d´appeler le chalet, SOS Zeb en perdition. Évidemment, pas de réseau dans ce coin perdu des Hautes-Alpes.
    Donc, pas d´autre solution : baluchon sur l´épaule et mocassins aux pieds dans trente centimètres de neige fraîche, la Zebette courageuse remontait la route vers d´hypothétiques « refuges chaleureux et conviviaux » (dixit la pub).
    Pas la moindre loupiote conviviale ni le plus discret flonflon dans un rayon de trois kilomètres...
    Et les bouts des pieds sûrement gelés. Quant à ses jolis doigts, elle les sentait durs comme des parpaings. Zeb se moucha, espérant que ç´allait éclaircir le paysage et, ô miracle de la technologie, le brouillard se déchira aussi sec, révélant les murs plutôt moches d´une masure peu accueillante.

  • Et si l´an 2000 n´existait pas ? L´histoire contemporaine va-t-elle perpétuer l´erreur d´un moine médiéval qui ignorait le zéro ?
    Extrait - Notre vingtième siècle ne débouchera jamais sur un vingt et unième !
    Je me retournai, intrigué. Tandis qu´alentour les convives riaient un peu nerveusement, Jonathan, tranquillement appuyé au rebord de la table de marbre, venait de saluer le passage à l´an 2000 par cette affirmation singulière.
    - Mais nous y sommes depuis quelques secondes ! s´esclaffa la jolie Martha, légèrement éméchée, dont je lorgnais avec appétit le profond décolleté.

  • Un train, un jeune homme, une rencontre qui ne se fera peut-être pas...
    "Extrait. C´était un jour de train.
    C´était un jour de grève. Le compartiment réservé au bar avait été exceptionnellement ouvert aux voyageurs. Dans ce champ libre, j´avais emménagé à Orléans, puis une autre femme à Châteauroux.
    À Limoges, je m´étais levée pour aller dans le couloir, regarder à travers la vitre les gens sur le quai, les deux bras croisés sur la rampe de métal. Elle m´arrive généralement au cou, j´y appuie ma tête. C´est dans cette position que j´ai senti quelqu´un s´approcher de mon territoire.
    Après Paris, où il était parti plein, le train s´était vidé, d´abord d´une bonne moitié à Orléans, puis, petit à petit, dans chaque gare où il s´arrêtait, circonstance assez exceptionnelle pour n´avoir alerté personne.
    C´était un jeune homme que je vis mal. Il demanda s´il y avait de la place. J´ai acquiescé comme on donne un laissez-passer, avec une bienveillance en accord avec la saison, mon humeur, mon bon plaisir et un je ne sais quoi de déterminé dans la voix à dire ? : oui. Oui, oui.
    Le train partit, et la campagne limousine vagabonda bientôt sous mes yeux fatigués (je manquais de sommeil). Au bout d´un moment, je rentrai dans le compartiment pour m´asseoir. J´occupais la place de choix, face à la marche près de la fenêtre. C´est en passant devant sa paire de pantalons blancs que je me souvins du jeune homme. Sa présence me revint comme un oubli, comme le rappel d´une négligence. Je décidai aussitôt que j´aurais eu tort de ne pas le regarder un peu. Un peu plus que n´y invitaient sa mise et sa taille banales. Quelque chose de remarquable me toucha soudain, qui tenait à la position de son corps, un abandon mesuré de la posture, moins étudié que médité, un refus manifeste de l´avachissement, l´affirmation silencieuse d´une fierté, d´une tenue.

  • Nuit d'orage

    Noirceuil

    Plus de 18 ans.
    Quand les saints du mois de juillet partouzent en attendant l'orage...
    Thierry, Martinien, Notre-Dame du Mont Carmel, Fêtnat et les autres se sont donné rendez-vous pour fêter le dernier jour de juillet, celui d'Ignace de Loyola. L'occasion de rappeler que les saints ne sont pas toujours des anges! Ils ont un sexe, et ça les démange... Vivement août!

  • Plus de 18 ans.
    Une beauté à couper le souffle!
    La vie d'une belle bourgeoise à la chevelure rousse se partage entre partitions de Bach et variations sur canapé. Jusqu'au jour où...

  • Plus de 18 ans.
    Une fable délirante! Extrait de "Pompe le Mousse", disponible dans la même collection.

  • Plus de 50 ans.
    Une fable corrosive sur la vieillesse (et la jeunesse!).
    Kiffe-un-vieux.com : enfin un site pour jeunes filles gérontophiles! Et c'est gratuit pour les vieux... Les demoiselles, elles, doivent payer.

  • Gode Dracula!

    Anonyme

    Plus de 18 ans.
    Une version coquine et hilarante de "Dracula", extraite du "Cahier noir" de Lia.

  • Témoin

    ChocolatCannelle

    Plus de 18 ans.
    Les mariages favorisent les rencontres, c'est fait pour ça! Autant en profiter et faire le plein d'aventures, surtout quand on est sevrée depuis plusieurs mois. Et une douceur pour le marié en prime, pas de jaloux!

  • Carie pour un vampire.
    À force de siphonner de l'ado prédiabétique, c'était couru d'avance : Jonathan le vampire a de méchantes caries et il est obligé de se faire poser un implant chez un chirurgien dentiste de confiance.

  • Extrait
    Cette saynète, écrite pour l’émission radiophonique de Yak Rivais « Du vinaigre et deux pailles », a été jouée le 11 septembre 1983 sur TSF. Elle a été créée sur scène, par le Théâtre du Jeu, à Angers, en 1993.
    Personnages
    La Fidèle-Épouse.
    L’Enfant-Sage.
    L’Agent-De-Police-Bon-Père-De-Famille.
    L’Inspecteur-Divisionnaire-Amant-De-La-Fidèle-Épous

  • Saynète courte, mais féroce! Hommage à Cami.
    Extrait.
    (La porte s´ouvre.) L´Agent-De-Police-Bon-Père-De-Famille - Bonsoir, ma chérie.
    (Il embrasse la Fidèle-Épouse.) - Je te présente mon supérieur, l´Inspecteur-Divisionnaire.
    L´Inspecteur-Divisionnaire-Amant-De-La-Fidèle-Épouse - Bonsoir, chère Madame.
    (Pendant que l´Agent-De-Police-Bon-Père-De-Famille se tourne pour embrasser l´Enfant-Sage, très bas:) - Je t´aime...

  • Nuit

    Anonyme

    Les Anonymes contemporains. A ne pas mettre entre toutes les mains: pour lecteur averti.
    La porte entrouverte sur l´intimité... Une invite à partager, pour une nuit et une seule, les désordres amoureux.
    Extrait - Son nom est Nuit. Ce soir, sa porte s

  • Nuit d'orage

    Noirceuil

    Plus de 18 ans.
    Quand les saints du mois de juillet partouzent en attendant l'orage...
    Thierry, Martinien, Notre-Dame du Mont Carmel, Fêtnat et les autres se sont donné rendez-vous pour fêter le dernier jour de juillet, celui d'Ignace de Loyola. L'occasion de rappeler que les saints ne sont pas toujours des anges! Ils ont un sexe, et ça les démange... Vivement août!

  • Un train, un jeune homme, une rencontre qui ne se fera peut-être pas...
    "Extrait. C´était un jour de train.
    C´était un jour de grève. Le compartiment réservé au bar avait été exceptionnellement ouvert aux voyageurs. Dans ce champ libre, j´avais emménagé à Orléans, puis une autre femme à Châteauroux.
    À Limoges, je m´étais levée pour aller dans le couloir, regarder à travers la vitre les gens sur le quai, les deux bras croisés sur la rampe de métal. Elle m´arrive généralement au cou, j´y appuie ma tête. C´est dans cette position que j´ai senti quelqu´un s´approcher de mon territoire.
    Après Paris, où il était parti plein, le train s´était vidé, d´abord d´une bonne moitié à Orléans, puis, petit à petit, dans chaque gare où il s´arrêtait, circonstance assez exceptionnelle pour n´avoir alerté personne.
    C´était un jeune homme que je vis mal. Il demanda s´il y avait de la place. J´ai acquiescé comme on donne un laissez-passer, avec une bienveillance en accord avec la saison, mon humeur, mon bon plaisir et un je ne sais quoi de déterminé dans la voix à dire ? : oui. Oui, oui.
    Le train partit, et la campagne limousine vagabonda bientôt sous mes yeux fatigués (je manquais de sommeil). Au bout d´un moment, je rentrai dans le compartiment pour m´asseoir. J´occupais la place de choix, face à la marche près de la fenêtre. C´est en passant devant sa paire de pantalons blancs que je me souvins du jeune homme. Sa présence me revint comme un oubli, comme le rappel d´une négligence. Je décidai aussitôt que j´aurais eu tort de ne pas le regarder un peu. Un peu plus que n´y invitaient sa mise et sa taille banales. Quelque chose de remarquable me toucha soudain, qui tenait à la position de son corps, un abandon mesuré de la posture, moins étudié que médité, un refus manifeste de l´avachissement, l´affirmation silencieuse d´une fierté, d´une tenue.






  • Extrait
    Jonathan souffre le martyre, ce qui, pour un vampire, ne manquerait pas de sel si ce n’était le sucre le responsable de son malheur. Ce XXIe siècle ne lui convient décidément pas : après l’échec de l’expédition au Yosemite, le retour sans fanfare à Manhattan avec sa chère mais parfois encombrante Ninnah, Jonathan a décidé de prendre quelques semaines de repos à Paris, la Ville « Lumière » – il en préfère les nuits, cela va sans dire. Ce n’est pas sans nostalgie qu’il y revient, après la déroute de l’opération « Empire de la Canine » de 1853 – et son amour déçu pour Anaïs Léveillé, la blonde (et si musclée, et si délicieusement poilue) chasseresse de V., qui a hélas ! rejoint le royaume des ombres depuis plus d’un siècle... Mais, foin de nostalgie, il est là pour s’amuser et oublier ses récents tracas.
    C’est le printemps, les filles sont désirables et si peu habillées ! Il lui suffit d’un regard immortel pour séduire à tout va : un clin d’œil assassin, puisqu’il en laisse plus d’une sur le carreau, exsangue. Au point que la police commence à être sur les dents, un peu trop à son goût.
    Il décide de faire du tourisme, d’étendre son champ d’action. Dans le métro, une affiche vante les charmes de l’Anjou, où l’on vient d’inaugurer Terra Botanica, un parc de loisirs sur le végétal. « À quand Terra Draculetta ? », se dit-il, haussant ses épaules de catcheur sous sa cape noire, et lissant d’une main distraite sa chevelure de jais calamistrée, toute d’artifice comme le lecteur ne l’ignore point. « Franchement n’importe quoi ! Qui va emmener sa petite famille passer une journée au milieu des bégonias et des nains de jardin ? » Mais le mot « famille » le fait saliver : il est si facile de s’égarer dans les labyrinthes aux noms ronflants : « le végétal convoité », « le végétal apprivoisé »… Convoité ? Plutôt de tendres gorges pleines d’une sève autrement roborative que le jus de tomate servi à la buvette new look !

  • Témoin

    Chocolatcannelle






    Extrait
    Mon pouvoir me grisait. Cet homme exécuterait tout ce que je lui demanderais. Il était sous ma coupe. Je l’appelai à moi : Viens me lécher ! La marionnette s’avança, s’agenouilla et sa langue commença son délicieux travail. La rosée qui coulait abondamment, tant la situation m’excitait, barbouillait ses lèvres et son menton. Sous ses coups de langue, mon bouton s’était affermi. Je le sentais poindre, se tendre, se durcir. De fines vagues de plaisir montaient en moi. Il fallait faire vite, nous n’avions que peu de temps : c’était le moment propice pour enfourner sa queue. Je repoussai sa tête, fis tomber à mes pieds ma culotte pour me donner plus de liberté et lui ordonnai de me limer profondément.
    Charles obéit sans un mot. Son sexe roide tremblotait. Il le guida d’une main et l’enfonça en moi. Il m’asséna alors de grands coups de verge. Suffisamment, après sa préparation minutieuse, pour qu’un orgasme éclatât. Tandis qu’il remuait encore du bassin, je regardai l’heure sur ma montre-bracelet. Il était urgent de mettre fin à ces ébats sylvestres ; le dîner commencerait sous peu. Je me dégageai de l’étreinte de mon premier amant de la soirée : « Cela suffit ! Regarde comme tu as chiffonné ma robe ! » Je me rhabillai à la hâte et gagnai à pas pressés la salle du banquet. Charles me suivit, à distance. Son visage rougeâtre témoignait d’un coup de chaleur. On rit à son entrée : « Faut pas s’exposer au soleil quand on a le teint pâle ! » Charles bafouilla. La tante Jacinthe couvrit ses borborygmes en apostrophant de sa voix de stentor un malheureux serveur.
    Sûre de mon aura, j’embrassai du regard l’ensemble des convives. Après le cousin Charles, qui s’occuperait de me satisfaire ? Le témoin dont j’avais oublié le nom ? Le frère cadet du marié, Bertrand, me semblait lui aussi assez séduisant. Il tenait à son bras une petite chose blonde pour laquelle il faudrait faire diversion pendant que j’essaierais sur ce mâle mon sex-appeal retrouvé. Qui d’autre ? Le père du marié était physiquement décevant. J’éliminai le grand-père, de peur que son cœur ne lâchât au moment fatidique. Je songeais à mon choix quand un quadragénaire m’aborda, se présenta et s’enquit de mon prénom. On lui avait indiqué qu’il serait mon voisin de table. Je lui souris. Rémi était grand, bel homme. De bonnes manières. Un regard bleu intense.

  • Extrait
    Sur Internet, je suis tombé sur le site kiffe-un-vieux.com. Pour s’inscrire, il faut être un mec de plus de cinquante ans – et c’est gratuit !
    Les dames, elles, doivent avoir moins de trente ans – c’est payant pour elles.
    Ayant l’âge de la carte Seniors +, j’ai rempli une fiche descriptive.
    Physique : un peu gras du bide, cheveu clairsemé, bajoues en formation, poil blanchissant et plutôt fourni.
    Sport préféré : sieste roteuse.
    Je like : les ados prolongées avec couettes, les dodues épilées, les vicieuses brunettes aux yeux en amande douce-amère, voire les transgenres si fesses rebondies et bouche pulpeuse.
    Particularités : mou de la teub, dents jaunies.
    Photo jointe : un gros plan du bas-ventre, en slip flapi, laissant deviner un paquet ayant été oublié dix ans sur les étagères de l’amour.
    Pour rigoler, à « signes particuliers », j’en ai rajouté dans le peu ragoûtant : bave quand il s’ennuie, s’endort au point G, ne se coupe pas les poils de nez.



  • Extrait

    Mais, pour en revenir au sang-froid de la Française, il y avait aussi une question d’âge, elle n’était pas une gamine mais une femme déjà, et quand Conchi voulait être désagréable elle me disait même que j’avais « mes petites années », et toc. Je ne rétorquais pas. D’ailleurs je mentais comme une arracheuse de dents et des 26 ans que j’avais vraiment, j’en avouais 24 et, même comme ça, je restais la plus vieille.
    Juste après moi venait Marie-Carmen avec 23 ans, une jolie frimousse brune et un corps qui fichait le camp à cause d’accouchements trop répétés, un manque de soins et un mari gitan qui vivait à son crochet, en faisant semblant de croire qu’elle était la bonne de l’établissement et en lui donnant quelques torgnoles pour pimenter leurs séances.
    Marie-Carmen et moi partagions l’honneur d’être les deux salopes de l’endroit. Nous avions notre clientèle attitrée pour un travail plus spécialisé et l’exclusivité des pipes et du cul, mais, surtout, nous étions passionnées par notre métier et justement valorisées. Changeant ce qui était une épithète en apostrophe, et voulant me faire partager un bon tuyau pour éviter d’éventuels abandons sur la bite des clients, elle me dit un jour :
    – Francesa, quand tu te lèves, tu prends un café noir et une cigarette et ensuite tu vas aux w.-c., tu te laves avec la poire à lavement, j’en ai une cachée chez moi, et après ça tu es prête pour la journée.
    Habituée à des traitements plus délicats et fumant ma première cigarette après le déjeuner, je la remerciai pour ses conseils, préférant m’en tenir à mon système qui était de refuser les enculades quand je ne me sentais pas sûre de moi.
    Marie-Carmen m’avait confié qu’enfant déjà elle voulait être pute. C’est vrai qu’elle connaissait bien le métier et remplaçait notre patronne quand celle-ci sortait ; elle savait parler aux clients et se faire payer.



  • Plus de 18 ans.
    Une beauté à couper le souffle!
    La vie d'une belle bourgeoise à la chevelure rousse se partage entre partitions de Bach et variations sur canapé. Jusqu'au jour où...

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