• Henriette

    François Coppée

    François Édouard Joachim Coppée, né le 26 janvier 1842 à Paris où il est mort le 23 mai 1908, fut le poète populaire et sentimental de Paris et de ses faubourgs, des tableaux de rue intimistes du monde des humbles. Extrait : Il n'avait été qu'un viveur vulgaire, sans grâce, sans élégance, resté provincial malgré ses quinze ans de Paris. Rien de plus banal que son histoire. Riche, il épousait à vingt-huit ans la fille d'un sénateur corse, ami personnel de Napoléon III, l'admirable MlleAntonini, dont la beauté de transtévérine faisait alors sensation aux Tuileries et à Compiègne. Pendant quelque temps, il l'aimait, à sa manière. Puis, tout à coup, sottement et injustement jaloux de sa femme, il démissionnait de son grade de lieutenant aux dragons de l'Impératrice, s'enfouissait dans ses terres, y prenait de lourdes habitudes, ne quittait plus ses bottes de chasse et fumait sa pipe à table, après le café, en sirotant des petits verres. Un fils lui naissait, seule consolation de Mme Bernard, bientôt négligée par l'ancien libertin de garnison, qui, après deux ans de ménage, allait souvent à Paris tirer une bordée de matelot, et qui, dans ses sorties de chasse, tout en déjeunant d'une rustique omelette sur un coin de table, prenait la taille des filles de ferme.

  • Fils d'émigré

    Ernest Daudet

    Frère aîné d'Alphonse Daudet, il se consacre tout d'abord au commerce selon le souhait de sa famille. Voulant devenir écrivain, il finit par aller à Paris et commence à contribuer à divers journaux parisiens et de province. Parallèlement, il entre comme secrétaire-rédacteur au Sénat. Il publie une trentaine de romans et collabore à de nombreux journaux, souvent sous pseudonyme. EURxtrait : En écoutant ce discours, Bernard sentait son coeur se serrer. Quoi ! cette petite Nina, qui venait de le captiver, réduite à ce triste métier ! Et tante Isabelle, si douce, si fière, si digne d'être heureuse, obligée d'implorer la charité publique ! Cramponné au bras de Valleroy, il les suivait des yeux, secoué par l'émotion, ayant peine à refouler ses larmes, ne sachant s'il devait admirer les infortunées ou les plaindre. Pendant ce temps, tante Isabelle, figurant Athalie, commençait...

  • La côte de l'île consiste en un cercle, grossièrement dessiné, de grands remparts de basalte, noirs et stratifiés, s'inclinant vers la mer et que les flots ont transformés en falaises souvent presque perpendiculaires, dont la hauteur varie de quelques centaines de pieds à 2.000 pieds. Ce cercle, ou plutôt cette enceinte en forme de fer à cheval est ouverte du côté du sud et entamée par plusieurs autres grandes brèches. Son rebord supérieur ou sommet ne s'élève ordinairement qu'à une faible altitude au-dessus du niveau de la contrée intérieure voisine, et les laves feldspathiques plus récentes, descendant des hauteurs centrales, viennent généralement buter contre son plan interne qu'elles recouvrent ; mais, dans la partie nord-ouest de l'île (pour autant qu'on en puisse juger de loin) les laves semblent avoir débordé cette barrière et l'avoir masquée en partie. En certains endroits où l'anneau basaltique est rompu et où cette enceinte noire est divisée en tronçons, les laves feldspathiques ont coulé entre ces derniers et surplombent aujourd'hui la côte sous forme de falaises élevées. Ces roches basaltiques ont une couleur noire et sont stratifiées en couches minces ; elles sont habituellement très celluleuses, mais parfois compactes ; quelques-unes d'entre elles renferment de nombreux cristaux de feldspath vitreux et des octaèdres de fer titanifère ; d'autres abondent en cristaux d'augite et en grains d'olivine. Les vacuoles sont fréquemment tapissées de petits cristaux (de chabasie ?), ce qui donne même parfois à la roche une structure amygdaloïdale.


  • Depuis une dizaine d'années, la notion de « services écosystémiques » est devenue incontournable quand on parle de biodiversité. Cet ouvrage aborde les origines, les causes et les conséquences de cette notion ; il fait le point sur la genèse et la diffusion de la notion, son transfert dans les espaces nationaux et sa réalisation effective ou potentielle dans des instruments ou des politiques.

  • Le cordon dunaire forme, avec l'estran et l'avant-plage, un système sédimentaire complexe en perpétuelle évolution. La préservation et l'entretien de ces milieux naturels présentent une grande importance, notamment pour protéger les territoires littoraux vis-à-vis de l'érosion côtière et de la submersion marine.
    Dans le cadre des missions d'intérêt général « Biodiversité » et « Prévention des risques naturels », le ministère en charge de l'Écologie a confié à l'Office national des forêts la rédaction d'un guide technique sur la gestion des dunes littorales atlantiques destiné à tous les gestionnaires des milieux dunaires.
    Fruit de l'expérience de l'ONF dans la gestion des milieux dunaires littoraux, du Cerema et du BRGM dans la prévention des risques naturels, ainsi que de nombreux organismes gestionnaires et experts, il présente des outils utiles pour résoudre les problèmes liés à la gestion quotidienne des dunes et des préconisations concernant les plages associées aux cordons dunaires. Ni traité de géomorphologie, ni étude botanique, cet ouvrage doit permettre au praticien d'appréhender très concrètement la problématique de la gestion d'un milieu complexe et en évolution permanente, tout en fournissant les clés de compréhension nécessaires et en précisant le vocabulaire lié au domaine.
    Véritable boîte à outils d'actions qui utilisent les processus naturels pour gérer et restaurer les dunes, ce guide a pour vocation de faire un panorama des techniques et de leur évolution afin de prendre en compte les attentes de la société face à la gestion des risques naturels et à la préservation de la biodiversité en milieu dunaire.

  • André Cornélis

    Paul Bourget

    Paul Bourget, né à Amiens le 2 septembre 1852 et mort à Paris le 25 décembre 1935, est un écrivain et essayiste catholique français. Extrait : Et depuis lors, aucune nouvelle. Le soir de ce jour, quand le dîner, reculé de quart d'heure en quart d'heure, eut eu lieu sans que mon père rentrât, lui, si méticuleux, si ponctuel, ma mère commença de montrer une inquiétude qui ne fit que grandir, et qu'elle put d'autant moins me cacher que les dernières phrases de l'absent vibraient encore dans mes oreilles. C'était chose si rare qu'il parlât ainsi de ses occupations ! La nuit passa, puis une matinée, puis une après-midi. La soirée revint. Ma mère et moi, nous nous retrouvâmes en tête-à-tête, assis à la table carrée où le couvert, tout dressé devant la chaise vide, donnait comme un corps à notre épouvante. M. Jacques Termonde, qu'elle avait prévenu par une lettre, était arrivé après le repas. On m'avait renvoyé tout de suite, mais non sans que j'eusse eu le temps de remarquer l'extraordinaire éclat des yeux de cet homme, -- des yeux bleus qui d'habitude luisaient froidement dans ce visage fin, encadré de cheveux blonds et d'une barbe presque pâle. Les enfants ramassent ainsi de menus détails, aussitôt effacés, mais qui réapparaissent plus tard, au contact de la vie, comme certaines encres invisibles se montrent sur le papier à l'approche du feu. Tandis que j'insistais pour rester, machinalement j'observai avec quelle agitation ses belles mains, qu'il tenait derrière son dos, tournaient et retournaient une canne de jonc, objet de mes plus secrètes envies. Si je n'avais pas tant admiré cette canne, et le combat de centaures, travail de la Renaissance, qui se tordait sur le pommeau d'argent, ce signe d'extrême trouble m'eût échappé. Mais comment M. Termonde n'eût-il pas été saisi de la disparition de son meilleur ami ? Sa voix cependant était calme...

  • Le douzième lauréat du Prix Hemingway est une authentique découverte, Adrien Girard, jeune auteur de vingt-neuf ans qui met en scène de façon bouleversante la dernière corrida d'Espagne. Il ouvre un recueil éclectique et d'une intensité rare, aux sombres accents du drame, drame de vivre, drame d'aimer, drame de la guerre et de l'histoire, comme en échos aux fracas du monde.

    Premier prix de la nouvelle en France, le Prix Hemingway est reconnu internationalement et permet chaque année de découvrir la fine fleur de la forme courte. Organisé par Les Avocats du Diable avec Simon Casas Production et les éditions Au diable vauvert, soutenu par la Région Occitanie, le conseil départemental du Gard, Nîmes Métropole et la Ville de Nîmes, il récompense de 4 000 EUR une nouvelle inédite d'un écrivain, français ou étranger, située dans l'univers des cultures taurines.

  • L'«Homme du peuple» est un ouvrier de Saverne, Jean-Pierre Clavel, orphelin élevé par une brave marchande des quatre saisons, la mère Balais, pauvre mais généreuse, qui a fait de lui un bon artisan et l'a envoyé à Paris pour se perfectionner dans son état de menuisier. Il est embauché dans l'atelier de menuiserie Braconneau dont le principal ouvrier, le père Perrignon, lui fait petit à petit partager ses idées révolutionnaires. Notre héros assiste aux débuts de la Révolution de 1848 et finit par y prendre une petite part en combattant sur une barricade. Mais, plus qu'un acteur, il est pour nous un témoin de première main, relatant les seuls événements qu'il a pu voir. C'est cette description, sur le vif, au «ras des pâquerettes», que ce soit de la vie à Saverne, de la découverte des vieux quartiers de Paris, où d'un petit bout de la «grande histoire» en train de se faire, qui fait, comme toujours chez Erckmann-Chatrian, tout le charme de ce récit. Extrait : Nous étions plus de mille, sans parler de la foule qui nous suivait. Ces hommes, en se mettant à deux pas l'un de l'autre, n'auraient pu barrer le pont. Je dois le savoir, puisque j'étais dans les trente ou quarante premiers. Le sergent ayant dit à ses hommes, qui venaient l'un après l'autre, tout essoufflés, de mettre la baïonnette au bout du fusil, Emmanuel lui cria en alsacien : « Camarade, pas de mauvaise plaisanterie ! » Et comme, malgré sa colère, on passait à droite et à gauche, il replia son poste, et tout le monde passa.

  • Idylles

    Henry Greville

    Henry Gréville, pseudonyme de Alice Marie Céleste Durand née Fleury (1842-1902), a publié de nombreux romans, des nouvelles, des pièces, de la poésie ; elle a été à son époque un écrivain à succès. Extrait : Il l'aimait trop pour le lui dire, trop pour ternir cette fleur des prés dont il ne pouvait faire sa femme, mais assez pour souffrir à la pensée de la quitter. Elle n'avait rien de ce qui assure le bonheur d'une vie -- ni la profondeur du sentiment, ni le dévouement qui fait tout oublier, ni la passion qui excuse tout ; c'était une jolie fleur des champs, un peu vaniteuse, un peu coquette, sans grands défauts et sans grandes vertus. Maurice savait qu'elle ne pouvait lui appartenir, et cependant il adorait la ligne charmante de ce corps à peine formé que les plis de la bure enveloppaient chastement sans pouvoir le déguiser. Il aimait ces yeux profonds, cette bouche riante, ces cheveux blonds, toujours en désordre, le petit mouchoir noué de travers sur la poitrine, -- il aimait tout, et c'est avec peine qu'il partit. On part toujours avec peine quand on n'espère rien pour le retour. Il est si dur de laisser derrière soi un morceau de sa vie, dont rien ne doit subsister !

  • Nikanor

    Henry Greville

    Henry Gréville, pseudonyme de Alice Marie Céleste Durand née Fleury (1842-1902), a publié de nombreux romans, des nouvelles, des pièces, de la poésie ; elle a été à son époque un écrivain à succès. Extrait : Nikanor était un bel enfant et un bon garçon, juste assez indiscipliné pour ne point paraître lourd ou hypocrite, et beaucoup trop fier pour se faire punir, à moins d'une raison tout à fait extraordinaire. Depuis qu'il avait atteint sa septième année, la main paternelle du bon Fadeï ne l'avait frappé qu'une fois, et la révolte d'orgueil qui avait bouleversé l'âme de Nikanor avait été si forte que jamais plus il ne s'était exposé au retour d'un châtiment de ce genre. Là où le fils aîné du prêtre, âgé de dix-sept ans, recevait encore à l'occasion une correction tirée des Écritures, Nikanor savait s'arranger pour ne rien attraper. Le père Fadeï ne se souciait guère, il faut le dire, de frapper son fils adoptif. Lors du mémorable châtiment, il avait lu dans les yeux sombres du petit garçon, à peine âgé de huit ans à cette époque, une telle expression d'indignation, de fureur contenue, qu'il en avait été effrayé. - C'est un fils de noble, avait-il dit à sa femme ; il ne faudrait point l'exciter, car, si les passions mauvaises s'éveillaient en lui, l'ennemi des hommes y trouverait une proie facile.

  • Péril

    Henry Greville

    Henry Gréville, pseudonyme de Alice Marie Céleste Durand née Fleury (1842-1902), a publié de nombreux romans, des nouvelles, des pièces, de la poésie ; elle a été à son époque un écrivain à succès. Extrait : Des pleurs jaillirent des yeux de Mme Heurtey. Elle souffrait, ah ! certes ! Fallait-il qu'il l'aimât, la femme qui l'avait gardé cette nuit-là, pour avoir obtenu de lui qu'il lui sacrifiât sa mère ! Les autres, qu'importait ! puisqu'il les avait toujours quittées pour rentrer chez lui. Mais cette fois, avait-elle trouvé sa rivale, la femme qu'on préfère à tout, à sa mère, à son art, à son honneur ? Il fallait que ce fût celle-là ! car, à vingt-six ans, André savait ce qu'il faisait ; il savait quelle indignation l'attendait au retour... Il avait pesé, d'une part, son nouvel amour ; de l'autre, le respect de sa mère, et, volontairement, il avait sacrifié celui-ci à celui-là !

  • La Seconde Mère

    Henry Greville

    Henry Gréville, pseudonyme de Alice Marie Céleste Durand née Fleury (1842-1902), a publié de nombreux romans, des nouvelles, des pièces, de la poésie ; elle a été à son époque un écrivain à succès. Extrait : Un peu injuste, répéta-t-il. Ne comprenez-vous pas que ma vie est très occupée, très austère, souvent triste ; que le barreau est une profession où l'on devient aisément misanthrope, à force de voir les mauvais côtés de la nature humaine ; que la politique est toujours pénible, souvent écoeurante, et que j'ai besoin d'avoir dans ma maison une belle fleur épanouie, comme vous en avez sans cesse près de vous, dans un vase, pour reposer ma vue et mon coeur ? Voudriez-vous vraiment me condamner à rentrer toujours seul dans un logis toujours désert ? à ne jamais voir que des visages d'hommes autour de ma table, à vivre seul, ma mère aimée, et à mourir seul ?

  • Depuis qu'il a treize ans, Jonah Beckett est amoureux de Laurie, le meilleur ami de son frère aîné. Dirk, son petit ami, vient de le quitter pour avoir refusé de coucher, et Jonah se sert de cette peine de coeur pour demander à Laurie de lui apprendre tout ce qu'il y a à savoir sur le sexe avant son entrée en fac l'automne suivant. Le problème, c'est que Dirk n'a jamais existé et Jonah n'a pas la moindre idée de ce qui arrivera si Laurie découvre la vérité.

  • Commentaire de lecteur : À la lecture de la première nouvelle, j'ai failli refermer le livre. Y aurait-il eu une littérature gore avant terme? Puis, engagé par l'envie de finir ce que j'avais commencé, j'ai été au bout du livre. Habitué au style, je me suis attaché aux récits. Pour rester dans le genre de Lemonnier : «j'ai vomi avant d'avaler». La lecture s'est révélée très intéressante et le rapprochement est immanquable avec Maupassant. Comme quoi un même sujet vu par deux peintres donne bien deux oeuvres complètement différentes.

  • René Tardiveau, dit René Boylesve, est un écrivain français, né le 14 avril 1867 et mort à Paris le 14 janvier 1926. Extrait : Elle me donna un petit coup si voluptueux et si amer que je sentis les larmes me suffoquer. Je me contins par un brusque effort, mais je dus rester quelques instants sans répondre. Mon ravissement vis-à-vis d'elle était dans la nuance des paroles. Je vis si clair et si proche l'instant où cette douce intimité minutieuse allait être rompue, que j'eus la tentation de briser tout à coup, pour en demeurer sur le pur parfum. Paris et la pensée de l'homme de Chicago, pensai-je, vont me corrompre et m'empoisonner tout cela. Tournons sur nos talons, emportons le baume encore si délicat ! Puis, je réfléchis qu'il y avait quelques minutes à peine qu'elle m'avait annoncé ses fiançailles -- il me semblait déjà que j'en avais souffert depuis plusieurs jours ; -- la quitter si soudainement, ne serait-ce donner à cet événement une importance que je ne voulais pas laisser paraître ? Enfin, ces dames nous avaient rejoints, et mon adieu non préparé eût été d'une sécheresse indécente. Je n'osai pas l'exécuter. Mais je résolus de me comporter immédiatement vis-à-vis de moi-même, comme si ma séparation eût eu lieu en effet ; de me tuer le sentiment ; de n'être plus là qu'un étranger retenu par la politesse.

  • Germaine

    Edmond About

    Extrait : L'assemblée se récria sur la naïveté du bonhomme qui enterrait ses écus tout vifs, au lieu de les faire travailler. Quinze ou seize exclamations s'élevèrent en même temps. Chacun dit son mot, trahit son secret, enfourcha son dada, secoua sa marotte. Chacun frappa sur sa poche et caressa bruyamment les espérances certaines, le bonheur clair et liquide qu'il avait emboursé le matin. L'or mêlait sa petite voix aiguë à ce concert de passions vulgaires~; et le cliquetis des pièces de vingt francs, plus capiteux que la fumée du vin ou l'odeur de la poudre, enivrait ces pauvres cervelles et accélérait le battement de ces coeurs grossiers.

  • Le chasseur d'ours

    Charles Buet

    Charles Buet, né à Chambéry (Savoie) le 23 octobre 1846 et mort à Paris le 23 novembre 1897, est un écrivain et journaliste français. Extrait : Enfin ce bon lièvre vint se jeter dans un champ de pommes de terre. Mes cousins arrivèrent ; mais je réclamai l'honneur de tirer le premier coup, et profitant d'un moment où le lièvre laissait passer ses oreilles derrière les feuilles, j'envoyai ma charge tout entière... dans les mollets de mon cousin André.

  • Un violoniste à Sydney, trois enfants chanteurs de rue à Valparaiso, une flûtiste charmeuse de serpent à Bombay, des joueurs de banjo dans le bayou, une harpiste à Buckingham... reçoivent une invitation à un rendez-vous. Quel est ce rendez-vous si important qu'ils cessent leurs activités pour s'y rendre ? Se retrouveront-ils ?
    "Un violon chez les kangourous" est l'épisode #1 du grand Rendez-vous,
    un magnifique feuilleton musical en 24 épisodes, créé et interprété par un collectif d'artistes d'exception.
    -
    24 histoires d'Hubert Ben Kemoun, racontées par Louise Grinberg et Emmanuel Lemire.
    -
    24 tableaux, illustrés par
    Judith Gueyfier, Sébastien Pelon et
    Nicolas Duffaut. -
    Musique originale composée par Marc-Olivier Dupin, une des figures majeures de la vie musicale française, et interprétée par un orchestre de
    15 musiciens.
    - Un
    concert surprise, dans le dernier épisode.
    -
    2 modes de lecture au choix : "J'écoute l'histoire" ou "Je lis l'histoire".
    Le grand rendez-vous est disponible en version intégrale ou par épisodes.
    Durée d'un épisode :
    4 minutes en moyenne. Version intégrale :
    1 heure 45 d'écoute.À partir de 6 ans.

  • "Pourquoi sommes-nous anarchistes ?" est la profession de foi d'Elisée Reclus. Ce que nous aimons bien avec les anarchistes, c'est que contrairement aux politiques classiques, ou aux extrémistes haineux, les anarchistes lancent des cris qui viennent du coeur. Si vous en doutez, téléchargez, lisez ce texte, pensez-y, et contactez-nous ?

  • Zika, grippe A/H1N1, chikungunya, SRAS, Ébola... Nous sommes frappés de plein fouet par l'émergence ou la réémergence de nombreuses maladies infectieuses. Comment expliquer ce phénomène ? Notre mode de vie moderne y est-il pour quelque chose ? À la lumière des grandes épidémies qu'a dû affronter l'Humanité jusqu'ici, à quels scénarios faut-il se préparer pour les années à venir ? Sur quelles armes peut-on compter pour nous protéger ? Où en est la recherche ?

    Autant de questions très concrètes auxquelles cet ouvrage apporte des réponses claires, validées par des infectiologues reconnus, le tout dans un style accessible à tous.

  • L'Énigme

    Jules Lermina

    Mr de Morlaines, un veuf ancien militaire, vit retiré en compagnie de sa vieille gouvernante. Il recueille auprès de lui une jeune orpheline, parente éloignée, il s'en éprend et l'épouse. Mais si cette jeune épouse est bien acceptée par le fils de Mr de Morlaines, elle l'est beaucoup moins par la vieille gouvernante qui déteste «l'usurpatrice». Après un an de mariage, on retrouve le corps de Mr de Morlaine qui s'est suicidé. Ce suicide est une véritable énigme pour tout le monde, le mariage ayant été heureux jusque là. La vieille gouvernante, tout à sa haine, est persuadée d'en connaître la cause... Extrait : Une civière fut improvisée et le cadavre y fut étendu. Un drap fut jeté sur le corps, puis le funèbre cortège prit le chemin des Petites-Tuileries. Par respect pour le mort et aussi avec la généreuse pensée d'adoucir l'amertume du coup qui allait frapper Madame de Morlaines, le maire accompagnait les porteurs.Huit heures du matin sonnaient au moment où le triste convoi déboucha sur la route, en face de la grille des Petites-Tuileries.À ce moment, Diane, la chienne favorite du général, qui était attachée dans la première cour, poussa un hurlement douloureux, et, obéissant à cet instinct mystérieux que la science tente en vain d'expliquer, elle fit un effort désespéré, brisa sa chaîne, bondit par dessus le mur de clôture et, s'élançant sur la civière, eût sauté sur le cadavre, si on ne l'eût écartée... La vieille Germaine, de l'intérieur où elle vaquait aux occupations, avait entendu le cri de l'animal, et était sortie vivement, saisie par ces pressentiments qui ont leur racine dans de légendaires superstitions, et que cependant l'évènement allait tristement confirmer...

  • La vie précaire d'une jeune mère isolée tourne au cauchemar après un accident. Clouée sur son lit d'hôpital, face à la télévision, elle se dissout peu à peu dans le flux de l'information mondiale catastrophiste.
    Après Stephen King, Clive Barker ou Cronenberg, les Contes du Soleil Noir déclinent les visages de l'horreur d'aujourd'hui, matérielle, sociale, morale... une horreur de fin de civilisation.

  • Extrait : Un moment accablée par la menace d'un mariage qui n'allait à rien moins qu'à ruiner sa considération, Mme Marcille se remit promptement de la secousse. Au souvenir d'un passé exemplaire que n'avaient troublé ni grandes joies ni grandes peines, elle se rassura contre un malheur sérieux. Les gens gâtés par la fortune ne croient point aisément à des douleurs capables d'empoisonner leur vie entière. D'ailleurs, moins ferme que son fils, elle se savait bien plus habile, et les moyens pour l'empêcher de consommer une alliance honteuse affluaient déjà à son esprit. N'eût-elle songé qu'à ses frères, n'était ce pas assez pour apaiser ses craintes ? Leur caractère, leur autorité, leur qualité d'oncles riches, devaient infailliblement lui apparaître comme autant d'entraves que son fils n'oserait jamais briser.

  • Le titre de cet ouvrage reprend le propos du Seigneur qui dit : « Grande ouverte est la porte, large est la voie qui conduit à la perdition, et c'est une foule qui s'y engage. »
    Cette foule qui va à sa perte, Sainte Thérèse de Lisieux l'évoque dans une lettre à sa soeur Céline : « Pendant les courts instants qui nous restent, ne perdons pas notre temps... Sauvons les âmes, elles se perdent comme des flocons de neige, et Jésus pleure. »
    Il se pourrait que Sainte Thérèse ait trouvé cette image des flocons de neige dans les écrits de Sainte Brigitte de Suède où l'on lit : « Je me plains de ce que l'abîme de l'enfer est toujours ouvert, dans lequel les âmes tombent comme la neige sur terre. »
    Or en Suède au 14ème siècle, il tombait beaucoup de neige. C'est pour tenter de remédier à ces chutes innombrables que ce petit traité entreprend de décrire les mécanismes de la damnation.

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