La Grande Librairie, Mercredi 11 janvier .
François Busnel invitait Camille Kouchner pour son livre La familia grande.
Voici un extrait en début de leur échange sur la question qu'il pose à l'autrice sur le besoin d'écrire.
CK : J'ai lu un livre formidable qui s'appelle La fabrique des pervers, qu'a écrit Sophie Chauveau et cela a changé ma vie.
FB : Un livre qui permet à un moment que vous écriviez;
CK : C'est le chemin. Je ne suis pas du tout la même après avoir écrit ça.

On a couru vers la mer. On a joué aux dauphins, nous faufilant l’une derrière l’autre, dans une espèce de danse qui nous conduisait à glisser nos têtes entre les jambes de l’autre, à nous toucher dos à dos, à frotter nos poitrines, à plonger et à remonter à la surface pour respirer ; nous n’étions plus des poissons. Mais à peine avais-je aspiré l’air que ma mère appuyait ma tête sous l’eau pour continuer le jeu. Je voulais être à la hauteur et ne pas me plaindre. Il y avait du défi dans l’air et je le relevais.

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